Histoire de Bruxelles

Mille ans en douze périodes

D'un gué marécageux sur la Senne à la capitale de l'Europe. Chaque période s'affiche sur la carte à la bonne année.

Période 1
979à 1200
Voir la carte en 1047

Des marais à la première ville

Le nom dit tout du site : Bruocsella, « l'habitation dans les marais ». Au fond de la vallée de la Senne, la rivière se divise en bras et forme des îles, à l'endroit où les bateaux ne peuvent plus remonter.

La tradition fixe la naissance de la ville en 979, quand Charles de France, duc de Basse-Lotharingie, fait élever un castrum sur l'île Saint-Géry. La date vient de chroniques postérieures et reste débattue, mais le site est logique : un gué, un port fluvial et, bientôt, la grande route marchande qui relie Bruges à Cologne et franchit la Senne à cet endroit.

Au XIe siècle, les comtes de Louvain prennent le contrôle de la localité. En 1047, Lambert II fonde un chapitre de chanoines sur la colline qui domine la vallée et y fait transférer les reliques de sainte Gudule : c'est l'origine de la collégiale Saint-Michel-et-Gudule, l'actuelle cathédrale. Plus haut, sur le Coudenberg, les comtes bâtissent un château. La ville basse des marchands et la ville haute du pouvoir sont déjà en place, et le resteront pendant mille ans.

Dates

  • 979Castrum de Saint-Géry (date traditionnelle)
  • 1047Chapitre Saint-Michel et reliques de sainte Gudule
  • v. 1100Château du Coudenberg, marché au bord de la Senne

Personnages

  • Charles de Basse-Lotharingie
  • Lambert II, comte de Louvain
  • Sainte Gudule, patronne de la ville

À voir aujourd'hui

  • Place Saint-Géry, sur l'ancienne île
  • Cathédrale Saint-Michel-et-Gudule et ses fondations romanes
Période 2
1200à 1430
Voir la carte en 1379

Le Brabant, le drap et les deux enceintes

Devenus ducs de Brabant, les seigneurs de Louvain font de Bruxelles l'une de leurs villes principales. Elle s'enrichit grâce à un drap de laine de luxe exporté dans toute l'Europe.

Au XIIIe siècle, une première enceinte de pierre d'environ quatre kilomètres, percée de sept portes, enserre la ville. En 1229, le duc Henri Ier lui accorde une keure, une charte de droits. Le pouvoir est aux mains des « Sept Lignages », des familles patriciennes, tandis que les artisans organisés en métiers réclament leur part. Les révoltes de 1303 et 1306 sont écrasées, mais en 1421 les métiers obtiennent enfin une place au gouvernement de la ville.

En 1356, le comte de Flandre occupe Bruxelles. Everard t'Serclaes la reprend par un coup de main nocturne. La leçon est retenue : de 1357 à 1383, on construit une seconde enceinte de huit kilomètres, qui dessine le « Pentagone » encore lisible aujourd'hui dans le tracé de la petite ceinture. Elle englobe bien plus que la ville : jardins, champs et couvents occuperont longtemps l'espace entre les deux murailles. Le chantier gothique de la collégiale, commencé en 1226, se poursuit pendant trois siècles.

Dates

  • 1226Début du chœur gothique de Sainte-Gudule
  • 1229Première charte (keure)
  • 1356Occupation flamande, reprise par t'Serclaes
  • 1357Début de la seconde enceinte
  • 1421Les métiers entrent au gouvernement

Personnages

  • Henri Ier, duc de Brabant
  • Jeanne de Brabant
  • Everard t'Serclaes

À voir aujourd'hui

  • Tour Noire et tour d'Anneessens (1re enceinte)
  • Porte de Hal, seule porte conservée de la 2e enceinte
Période 3
1430à 1500
Voir la carte en 1455

La cour de Bourgogne

En 1430, le Brabant passe à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Bruxelles devient l'une des résidences favorites d'une des cours les plus fastueuses d'Europe.

Le palais du Coudenberg est agrandi. Sa grande salle d'apparat, l'Aula Magna, est construite dans les années 1450. En contrebas, la ville affirme son autonomie avec un monument à sa mesure : l'Hôtel de Ville, commencé en 1402, reçoit en 1449–1455 sa flèche de 96 mètres dessinée par Jan van Ruysbroeck, surmontée de saint Michel terrassant le démon. Autour, la Grand-Place, marché depuis le XIIe siècle, se borde de maisons de corporations.

C'est aussi un âge d'or artistique. Rogier van der Weyden devient peintre officiel de la ville en 1436, et les ateliers bruxellois de tapisserie travaillent pour les cours de toute l'Europe. En 1477, la duchesse Marie de Bourgogne épouse Maximilien de Habsbourg : les Pays-Bas entrent dans l'orbite des Habsbourg.

Dates

  • 1430Le Brabant passe à la Bourgogne
  • 1436Van der Weyden, peintre de la ville
  • 1455Achèvement de la tour de l'Hôtel de Ville
  • 1477Mariage de Marie de Bourgogne et de Maximilien

Personnages

  • Philippe le Bon
  • Charles le Téméraire
  • Rogier van der Weyden
  • Jan van Ruysbroeck

À voir aujourd'hui

  • Hôtel de Ville et Grand-Place (UNESCO)
  • Tapisseries bruxelloises au musée Art & Histoire
Période 4
1500à 1567
Voir la carte en 1555

Charles Quint, un empire gouverné depuis le Coudenberg

Né à Gand en 1500, élevé à Malines, Charles Quint hérite des Pays-Bas, de l'Espagne et de ses colonies, puis de l'Empire. Aux Pays-Bas, c'est au palais du Coudenberg qu'il réside, et Bruxelles devient capitale.

À partir des années 1530, la ville accueille les institutions centrales des Pays-Bas. Pendant les absences de l'empereur, sa sœur Marie de Hongrie gouverne depuis Bruxelles, de 1531 à 1555. La noblesse bâtit ses hôtels sur les hauteurs, autour du palais et du Sablon. En 1549, un grand cortège, l'Ommegang, est donné en l'honneur de Charles et de son fils Philippe. Sa reconstitution défile encore chaque été sur la Grand-Place.

La ville a besoin d'un accès direct à la mer. Autorisé par l'empereur, le canal de Willebroek est creusé de 1550 à 1561 : il relie Bruxelles au Rupel, donc à l'Escaut et à Anvers, et fait de la ville un port. Le 25 octobre 1555, dans l'Aula Magna du Coudenberg, Charles Quint, épuisé, abdique la souveraineté des Pays-Bas en faveur de son fils Philippe II. Selon les témoins, la salle est en larmes. La scène marque la fin d'un règne et le début d'une crise.

En 1563, Pieter Bruegel l'Ancien s'installe dans le quartier populaire des Marolles. Il y peint ses derniers chefs-d'œuvre et repose à Notre-Dame de la Chapelle.

Dates

  • 1500Naissance de Charles Quint à Gand
  • 1531Marie de Hongrie gouvernante à Bruxelles
  • 1549Ommegang en l'honneur de l'empereur
  • 1555Abdication au Coudenberg
  • 1561Inauguration du canal de Willebroek

Personnages

  • Charles Quint
  • Marie de Hongrie
  • Philippe II
  • Pieter Bruegel l'Ancien

À voir aujourd'hui

  • Vestiges souterrains du palais du Coudenberg, sous la place Royale
  • L'Ommegang, début juillet
  • Maison de Bruegel, rue Haute
Période 5
1567à 1713
Voir la carte en 1695

Révoltes, archiducs et bombardement

La politique religieuse de Philippe II embrase les Pays-Bas. Le duc d'Albe arrive en 1567 avec ses troupes et un tribunal d'exception, le « Conseil des troubles ».

Le 5 juin 1568, les comtes d'Egmont et de Hornes, deux grands seigneurs catholiques qui avaient plaidé pour la modération, sont décapités sur la Grand-Place. La révolte gagne : de 1577 à 1585, Bruxelles vit sous un régime calviniste, avant d'être reprise par Alexandre Farnèse. Les Pays-Bas du Sud restent espagnols et catholiques ; le Nord devient les Provinces-Unies.

Sous les archiducs Albert et Isabelle (1598–1633), la paix revient et la Contre-Réforme couvre la ville d'églises baroques. En 1619, Jérôme Duquesnoy coule le Manneken-Pis. En 1672, l'enceinte médiévale se hérisse de bastions pour résister à l'artillerie moderne.

Elle ne suffira pas. Du 13 au 15 août 1695, pour détourner les Alliés du siège de Namur, l'armée française du maréchal de Villeroy bombarde Bruxelles sur ordre de Louis XIV. Environ quatre mille bâtiments sont détruits, soit près d'un tiers de la ville, dont presque toute la Grand-Place. L'Hôtel de Ville et quelques façades tiennent debout. Les corporations reconstruisent la place en quelques années, dans le style baroque qu'on admire aujourd'hui.

Dates

  • 1568Exécution d'Egmont et de Hornes
  • 1585Reprise par Farnèse
  • 1619Manneken-Pis
  • 1695Bombardement français
  • 1699Grand-Place largement rebâtie

Personnages

  • Lamoral d'Egmont et Philippe de Hornes
  • Le duc d'Albe
  • Albert et Isabelle
  • Le maréchal de Villeroy

À voir aujourd'hui

  • Maisons des corporations de la Grand-Place
  • Statue d'Egmont et Hornes, square du Petit Sablon
  • Église Saint-Jean-Baptiste au Béguinage
Période 6
1713à 1794
Voir la carte en 1782

Les Autrichiens et la ville des Lumières

Au traité d'Utrecht (1713), les Pays-Bas du Sud passent aux Habsbourg d'Autriche. Bruxelles reste capitale, cette fois d'une province gouvernée depuis Vienne.

Dans la nuit du 3 au 4 février 1731, le palais du Coudenberg brûle. Ses ruines restent à l'abandon pendant des décennies. Le gouverneur Charles de Lorraine (1744–1780), très populaire, fait de Bruxelles une petite capitale des Lumières. Sur les ruines du palais, les architectes Barré et Guimard aménagent une place néoclassique, la place Royale (1775–1782). Le jardin de chasse des ducs, la Warande, devient le Parc de Bruxelles. Le Palais de la Nation, aujourd'hui siège du Parlement fédéral, lui fait face.

Les réformes brutales de l'empereur Joseph II provoquent la révolution brabançonne de 1789. Les États belgiques unis, première proclamation d'indépendance, ne durent qu'un an.

Dates

  • 1713Pays-Bas autrichiens
  • 1731Incendie du Coudenberg
  • 1776Aménagement du Parc de Bruxelles
  • 1782Place Royale achevée
  • 1789Révolution brabançonne

Personnages

  • Charles de Lorraine
  • Marie-Thérèse et Joseph II
  • Barthélémy Guimard

À voir aujourd'hui

  • Place Royale et Saint-Jacques-sur-Coudenberg
  • Parc de Bruxelles, Palais de la Nation
  • Palais de Charles de Lorraine
Période 7
1794à 1830
Voir la carte en 1815

Française, puis hollandaise

Conquis par les armées de la Révolution, le pays est annexé à la France en 1795. Bruxelles n'est plus qu'un chef-lieu de département, celui de la Dyle.

Les biens du clergé sont vendus et de nombreux couvents disparaissent. En 1810, Napoléon ordonne la démolition des remparts devenus inutiles. À leur place, on trace à partir de 1818 de larges boulevards plantés d'arbres, la petite ceinture, achevée vers 1840.

Après Waterloo, à une vingtaine de kilomètres au sud, le congrès de Vienne crée en 1815 le Royaume uni des Pays-Bas sous Guillaume Ier. Bruxelles partage le rôle de capitale avec La Haye. Le roi modernise la ville : nouveau Théâtre de la Monnaie (1819), Jardin botanique, canal de Charleroi.

Dates

  • 1795Annexion à la France
  • 1810Décret de démolition des remparts
  • 1815Waterloo, Royaume uni des Pays-Bas
  • 1832Canal de Charleroi

Personnages

  • Napoléon Ier
  • Guillaume Ier d'Orange

À voir aujourd'hui

  • Les boulevards de la petite ceinture
  • Le Botanique, devenu centre culturel
Période 8
1830à 1865
Voir la carte en 1847

Capitale d'un pays neuf

Le 25 août 1830, au Théâtre de la Monnaie, un air de l'opéra La Muette de Portici soulève la salle : la foule sort et la révolte commence.

Fin septembre, les combats contre les troupes hollandaises se concentrent autour du Parc. L'indépendance est proclamée le 4 octobre. Le 21 juillet 1831, Léopold de Saxe-Cobourg prête serment place Royale et devient Léopold Ier, premier roi des Belges : c'est l'origine de la fête nationale.

La jeune capitale se modernise à toute vitesse. Le 5 mai 1835, le premier train de voyageurs du continent relie Bruxelles à Malines. Les Galeries royales Saint-Hubert ouvrent en 1847. Un nouveau quartier aristocratique, le quartier Léopold, pousse à l'est. Le long du canal, Molenbeek devient le « petit Manchester » industriel. Terre d'exil, Bruxelles accueille Karl Marx, qui y rédige avec Engels le Manifeste du parti communiste (1848), puis Victor Hugo en 1851.

Dates

  • 1830Révolution belge
  • 1831Serment de Léopold Ier
  • 1835Premier train, vers Malines
  • 1847Galeries royales Saint-Hubert
  • 1859Colonne du Congrès

Personnages

  • Léopold Ier
  • Charles Rogier
  • Karl Marx, Victor Hugo

À voir aujourd'hui

  • Théâtre de la Monnaie
  • Galeries royales Saint-Hubert
  • Colonne du Congrès
Période 9
1865à 1914
Voir la carte en 1905

Le Bruxelles monumental de Léopold II

La Senne, devenue un égout à ciel ouvert, empoisonne la ville basse. Le bourgmestre Jules Anspach la fait voûter entre 1867 et 1871 et tracer à sa place des boulevards à la parisienne.

La Bourse (1873) domine le nouveau boulevard central. Sur la colline du Galgenberg, l'architecte Joseph Poelaert élève de 1866 à 1883 le Palais de Justice, le plus grand bâtiment construit au XIXe siècle, en rasant une partie des Marolles. Dans le quartier, le mot « architecte » serait devenu une insulte.

Léopold II (1865–1909) veut une capitale à la hauteur de ses ambitions : parc et arcades du Cinquantenaire (1880–1905), avenue de Tervueren, serres de Laeken. Ces grands travaux sont en partie financés par l'exploitation de l'État indépendant du Congo, propriété personnelle du roi, au prix de violences massives contre la population congolaise. La ville garde aujourd'hui une mémoire difficile de cette époque.

Au même moment, Bruxelles invente l'Art nouveau. En 1893, Victor Horta construit l'hôtel Tassel. Paul Hankar et Gustave Strauven lui emboîtent le pas, et les façades de fer et de verre fleurissent à Ixelles, Saint-Gilles et Schaerbeek. Les expositions universelles de 1897 et 1910 attirent le monde.

Dates

  • 1871La Senne est voûtée
  • 1883Palais de Justice
  • 1893Hôtel Tassel de Horta
  • 1905Arcades du Cinquantenaire
  • 1910Exposition universelle

Personnages

  • Léopold II
  • Jules Anspach, Charles Buls
  • Joseph Poelaert
  • Victor Horta

À voir aujourd'hui

  • Maisons Horta (UNESCO) et musée Horta
  • Palais Stoclet (Hoffmann, 1905–1911, UNESCO)
  • Cinquantenaire, et l'AfricaMuseum à Tervuren
Période 10
1914à 1958
Voir la carte en 1952

Deux occupations, deux Expos et une tranchée

Le 20 août 1914, l'armée allemande entre dans Bruxelles. Le bourgmestre Adolphe Max refuse de collaborer. Il est déporté et devient un héros national.

L'entre-deux-guerres voit naître les cités-jardins (Logis et Floréal à Watermael-Boitsfort) et monter la basilique de Koekelberg, commencée en 1905 et achevée en 1970. En 1935, l'Exposition universelle du Heysel célèbre le centenaire de l'indépendance. Le 10 mai 1940, la ville est de nouveau occupée. Elle est libérée le 3 septembre 1944.

Pendant ce temps, le centre vit un chantier interminable : la Jonction Nord-Midi, qui doit relier les deux grandes gares par un tunnel sous la ville. Les expropriations commencent en 1911 et des quartiers entiers disparaissent. La tranchée reste béante pendant des décennies, jusqu'à l'inauguration du 4 octobre 1952 et de la gare Centrale conçue par Horta.

L'Expo 58, première Exposition universelle d'après-guerre, attire environ 41 millions de visiteurs autour de l'Atomium, une maille de cristal de fer agrandie 165 milliards de fois. La ville se modernise pour l'automobile : tunnels, viaducs, autoroutes urbaines.

Dates

  • 1914Première occupation
  • 1935Expo du Heysel
  • 1944Libération, 3 septembre
  • 1952Jonction Nord-Midi
  • 1958Expo 58 et Atomium

Personnages

  • Adolphe Max
  • André Waterkeyn, concepteur de l'Atomium

À voir aujourd'hui

  • Atomium et plateau du Heysel
  • Basilique de Koekelberg
  • Cités-jardins Logis et Floréal
Période 11
1958à 1989
Voir la carte en 1967

Capitale de l'Europe, au prix de la « bruxellisation »

En 1958, les institutions de la Communauté économique européenne et d'Euratom s'installent à Bruxelles, en principe provisoirement. Le Berlaymont, siège de la Commission, est achevé en 1967. La même année, l'OTAN s'installe à Evere.

Le quartier Léopold se couvre de bureaux. Au nord, le projet « Manhattan » rase un quartier populaire pour des tours qui ne seront jamais toutes construites. En 1965, la Maison du Peuple de Horta, chef-d'œuvre de l'Art nouveau, est démolie malgré les protestations internationales. Les urbanistes inventent un mot pour ce laisser-faire : la « bruxellisation ». En réaction naissent des comités d'habitants et des associations de défense du patrimoine, comme l'ARAU en 1969.

Le prémétro ouvre en 1969 et la première ligne de métro en 1976. En parallèle, la Belgique se fédéralise au fil des tensions entre francophones et néerlandophones. En 1989, Bruxelles obtient son propre statut de région.

Dates

  • 1958CEE et Euratom à Bruxelles
  • 1965Démolition de la Maison du Peuple
  • 1967Berlaymont, OTAN à Evere
  • 1976Première ligne de métro

À voir aujourd'hui

  • Quartier européen et Parlamentarium
  • Stations de métro décorées par des artistes belges
Période 12
1989à 2026
Voir la carte en 2026

Une Région, dix-neuf communes, le monde entier

Créée en 1989, la Région de Bruxelles-Capitale réunit dix-neuf communes, officiellement bilingues, avec son propre parlement et son gouvernement.

L'Europe s'y enracine : le Parlement européen y tient des sessions depuis les années 1990, et le quartier européen devient un centre de décision mondial. Le 22 mars 2016, des attentats frappent l'aéroport de Zaventem et la station de métro Maelbeek, faisant 32 victimes. La ville se relève et continue de se transformer : piétonnier du centre en 2015, reconquête du canal, nouveaux parcs. La forêt de Soignes entre au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2017.

Bruxelles est aujourd'hui l'une des villes les plus cosmopolites du monde : plus de 180 nationalités y vivent. Ses habitants se disent volontiers zinneke, du nom des chiens bâtards qui traînaient le long de la petite Senne : un mélange assumé.